Depuis mai 2026, Philippe VIVIER est le nouveau président de l’Abri, succédant à Philippe TESSIER. Découvrez le parcours, les valeurs et la vision du nouveau président dans cette interview.
« Après une vie professionnelle bien remplie, il était donc évident pour moi de rester actif et donner de mon temps aux autres. »
Depuis quand êtes-vous engagé auprès de l’Abri (bénévolat, Conseil d’Administration) et qu’est-ce qui vous a donné envie de vous investir dans une association comme celle-ci ?
« Je suis arrivé à l’Association l’Abri en 2024 au sien du Conseil d’Administration. Cela faisait des années que je connaissais l’association, que j’ai connue d’ailleurs par le biais de Max VAUQUELIN (ancien Président). J’avais eu l’occasion de suivre de loin l’Abri et ses actions mais à l’époque je n’avais connaissance ou du moins très peu, de ses actions dans le champ du médico-social. Et c’est d’ailleurs ce qui m’a donné envie de m’investir dans l’association, son champ d’action assez large. Parce que même si l’Abri a pris ses racines dans le social, elle fait en réalité plein de choses aujourd’hui. J’ai grandi avec l’idée qu’il était important de s’engager soi-même pour les autres quand on est en mesure de le faire. Après une vie professionnelle bien remplie, il était donc évident pour moi de rester actif et donner de mon temps aux autres. »
Quelle est votre vision pour l’Abri maintenant que vous avez pris le rôle de Président ?
« Alors tout d’abord, je n’ai pas intégré l’Abri dans l’idée de devenir président ou autre. Je ne suis pas quelqu’un de très manuel mais être bénévole et administrateur, en mobilisant mes capacités et compétences, ça m’allait très bien. C’est plus tard après mon intégration que Philippe TESSIER, alors Président, avait évoqué le renouvellement de la gouvernance, notamment de la Présidence. Donc ça s’est fait petit à petit, en échangeant avec la Direction et le Conseil d’Administration, mais ce n’était pas dans mes projets de base.
–Et maintenant que vous êtes Président, y a-t-il des axes que vous souhaitez particulièrement porter ou développer ?
-Nous évoluons dans un contexte difficile au niveau national et automatiquement, cela a des conséquences pour l’Abri (restrictions budgétaires, visions de la solidarité différentes…). Notamment, certains pensent que si on ne fait rien, les problèmes vont se résoudre seuls, ce qui n’est pas le cas, donc il faut s’en occuper. Il faut accompagner toutes les personnes qui sont dans une misère sociale, car rien ne se règle tout seul. Il faut accompagner du mieux qu’on peut ces personnes, qui n’ont pas eu la possibilité ou la chance de s’en sortir. Certes, il y a des réalités financières donc on ne peut pas seulement être revendicatifs, mais si on en aide certains, c’est déjà pas mal. Etant donné cette période compliquée, il convient, je pense, de consolider nos bases pour continuer. On a des acquis, donc à partir de ce qu’on sait faire, on continue. »
« Si on peut apporter quelques rayons de soleil et un peu d’espoir aux personnes qu’on accueille, la mission sera en grande partie remplie. »
Qu’avez-vous envie de dire aux salariés, bénévoles, personnes accompagnées et partenaires de l’Abri à l’occasion de votre nouveau rôle dans l’Association ?
« Ce qui est important c’est d’être présent, d’apporter attention et respect aux personnes pour mieux vivre et s’insérer dans la société. Et donc pour cela, j’adresse mes remerciements aux professionnels pour leur engagement et ce qu’ils font pour l’association et les personnes accueillies, car je suis conscient que ce n’est pas facile pour ceux qu’on accompagne, mais c’est aussi difficile pour celles qui les accompagnent. »
En dehors de l’Abri, qui êtes-vous ? Quel est votre parcours et les valeurs qui vous tiennent à cœur ?
« Je suis issu du monde agricole, j’y ai grandi puis j’ai travaillé pour et avec les professionnels du milieu agricole durant toute ma carrière, donc je suis attaché aux valeurs de la terre. Et il y a une valeur qui me tient à cœur, c’est l’engagement pour autrui, qui fait que je suis venu à l’Abri. Si on agit dans son coin et qu’on est seul, eh bien je dirais qu’on ne fait rien. Il faut aussi s’engager pour les autres. »
Un dernier mot pour clore cette interview ?
« Si on peut apporter quelques rayons de soleil et un peu d’espoir aux personnes qu’on accueille, la mission sera en grande partie remplie. »
Entretien mené par Cynthia HOAREAU, chargée de communication de l’Abri

